© Jacques Ballard

« Parmi les nuages, les champs, les forêts et les rivages, la lumière réfléchie par Ballard semble née de l’énigme de la simple présence » Tom Breidenbach (2002)
Une exposition monographique du peintre anglais Richard Ballard marquera l’ouverture inaugurale et estivale de la Villa Magdala.
Disparu en mars 2021, reconnu internationalement, Richard Ballard laisse une œuvre très forte, inspirée de visions émergeant d’une méditation dans la nature. Conçue avec les enfants du peintre, Jacques et Olivia, cette exposition exceptionnelle met en perspective pour la première fois les différentes séries, au format multiple, du peintre : ciels, paysages, arbres, pylônes, fleurs…

« Ces peintures sont comme des portraits dans le sens où elles essaient d’établir une empathie avec un sujet, même si les sujets sont des choses vues dans un paysage : une botte de paille, un arbre, une fleur ou une ombre. À l’opposé des peintures représentant des paysages, mes tableaux n’essaient pas de célébrer l’expérience d’un endroit ou d’un environnement. »
— Richard Ballard

Paysage, huile sur toile, 195x130 cm
Paysage, huile sur toile, 233x168 cm
Tournesols, huile sur toile, 82x122cm
Études à double coeur, huile sur toile, 59x42cm
Pylone, huile sur papier, 200x150cm
Pylone, poudre d’acier rouillée sur papier sur toile, 200x160cm
Ciel, aquaralle sur papier, 105x170cm
Ciel, aquarelle sur papier, 195x175cm
Ciel, aquarelle sur papier, 30x21cm

Né en 1951 à Liverpool, Richard Ballard a principalement vécu et travaillé à Paris où il s’est installé en 1987. Fils du peintre et professeur Arthur Ballard, Richard Ballard a grandi dans un univers artistique. Si à l’adolescence, il hésite entre la cuisine, l’écriture et la peinture, il confie que finalement « la peinture est venue à moi, c’est elle qui m’a choisi ».

Comme par un engagement physique, Richard Ballard saisit la nature dans sa force : sa puissance imprenable, son drame organique, son vertige insondable.
« Après une grave maladie, j’ai décidé de rendre les préoccupations de mon travail plus accessibles à un public plus large. En regardant à travers les pylônes électriques austères que je peignais à l’époque, j’ai réalisé que le ciel au-dessus de nous était certainement notre motif le plus universel. L’idée d’explorer la splendeur infinie de la lumière du soleil filtrant à travers les densités variables de l’air et de la vapeur semblait s’harmoniser avec le procédé de l’aquarelle ; de délicats vallons de couleur modulant la densité aveuglante et intimidante du papier blanc. Bien qu’ayant peint professionnellement pendant plus de 30 ans, j’avais secrètement cru que l’aquarelle avait toujours évité mes avances, alors c’est devenu un défi. Notre longue tradition avec le ciel, en peinture et en poésie était encourageante. Peu de temps après avoir embrassé cette nouvelle direction, j’ai lu une citation de Manet : “Un peintre peut dire tout ce qu’il veut avec des fruits ou des fleurs ou même des nuages”. »

Son œuvre nous imprègne de vivacité. Voilà une nature qui nous gagne, qui grandit jusqu’à nous hanter.